
Spry est un être bien mystérieux. On sait qu’il a inventé le dé à coudre, qu’il a battu le record du monde de curling catégorie couché, qu’il a joué dans Die Hard 4 aux côtés de Bruce Willis. Mais, saviez vous qu’il faisait partie d’un groupe de rock? Non? Alors il est temps de vous ouvrir les yeux.
C’est en 1996 que tout commence. Spry alors jeune étudiant en astrophysique appliquée se ballade dans les rues de Paris en compagnie de son ami P’tit Praince. P’tit Praince est fan de U2. Le jeune et fougueux P’tit Praince se met à fredonner un air de son groupe préféré : sunday bloody sunday. Spry a alors une idée de génie : former un groupe qui reprendrait, en français et de façon "swing", les titres du fameux groupe irlandais.
Tout va alors très vite. Fin 1996 Spry réunit pas moins de 5 musiciens à ses côtés. P’tit Praince est chargé de la contre-basse. Shun, dessinateur de métier et (semble t-il) frère de P’tit Praince, se retrouve à la batterie. Satine, jeune et jolie femme ayant des rapports plutot privilegiés avec Spry, est au clavier. Darry Cowl est engagé pour jouer de la basse (oui, oui, LE Darry Cowl). Bob, routier de son état, est alors saxophoniste. Spry est chanteur/guitariste. Reste à trouver un nom à ce groupe. D’un commun accord, et surtout suite à un pari perdu, le groupe s’appelera "Les Boîtes à Chausures". Le groupe enregistre dès début 1997 des démos dans la cave de Bob, au milieu des bouteilles de vin vides et des pneus de rechange. Les bandes sont envoyées au célèbre producteur parisien John Dan Philibert (producteur des Canards Fracassés et des Poulies Rouillées notamment). Philibert trouve là l’occasion de lancer un label "nouvelle musique française". La fougue du jeune Spry, sa verve, son swing sont, pour lui, des armes imparables pour pénétrer le marché du disque pourtant très refractaire à la jeunesse (une jolie phrase que voici).
En mai 1997, sort le premier album des Boites à Chaussures : "LES BOITES A CHAUSSURES".

Sur ce disque on peut retrouver le fameux "dimanche sanglant dimanche", version française et swing, du fameux "sunday sloody sunday". On trouve aussi "jour de l’an" ("new year’s day" en V.O.). Sur ce disque la contre-basse est déchaînée, la clavier frénétique et la chant de Spry plus twistant que jamais! Ce disque remporte un tel succès que le groupe U2 décide d’engager les Boites à Chaussures pour assurer ses premieres parties sur sa tournée POPMART Tour, en Amérique du Sud, fin 1997/début 1998. C’est ainsi qu’à Santiago du Chili, le 11 février 1998, que Spry lancera son fameux : "plus jamais de pomme de terre pas assez cuite à la cantine!". Message fort qui fera alors le tour du Monde.
Mais, un drame va frapper les Boîtes à Chaussures. Le 26 avril 1998, Bob, le saxophoniste, est retrouvé mort dans son appartement. L’enquête revelera qu’il avait confondu une bouteille de Destop (puissant débouche tuyaux) avec une bouteille de vin. Pour honorer la mémoire de Bob, le groupe décide de ne plus inclure de saxophone dans ses enregistrements. En novembre 1998, le groupe sort son deuxième album : "TWIST AND TWIST A SARCELLES". Particularité de cet album : des titres originaux et inédits sont présents. Comme le fameux : "Mario Bros Story" ou "le retour du triporteur", chanson qui, tel "le deserteur" de Boris Vian, sera frappée par la censure. La tournée qui suit va vraiment populariser le groupe. Ainsi Les Boites à Chaussures réussissent l’exploit de remplir le Madison Square Garden en mars 1999. Et, c’est plus de 100 000 personnes qui viennent applaudir le groupe lors du festival anglais Knebworth en été de la même année.
2000 commence pour le groupe avec un second drame : le Grand Darry Cowl, suite à un différent sur la couleur des chemises à porter lors des concert avec le reste du groupe, décide de quitter l’aventure. Les Boîtes à Chaussures doivent poursuivre à 4. Mais, ceci ne démolarise pas Spry qui annonce avec grand fracas en mars 2000 : "nous allons marquer l’histoire avec notre prochain album!". Ce qui Spry dit, Spry fait. Et c’est ainsi que le 6 juin 2000 sort : "BE-BOP ET LULA". Dessus, on retrouve bien sûr ce qui a fait le succès du groupe à savoir des reprises plus twistantes les unes que les autres de grands succès de U2 (comme "Discothèque" dans une version très bossa nova) mais aussi des titres personnels vraiment très fort comme "réfléchis" que le New York Times n’hésitera pas à comparer au "Imagine" de John Lennon.
Après avoir collecté de nombreux prix, le groupe décide de faire une pause. Satine sort son premier album solo : "CLAVIER A GOGO" qui aura un joli succès. Shun décide de ne rien faire. P’tit Praince met au point un procédé revolutionnaire de nettoyage de l’éponge domestique. Spry décide d’écrire son blog "mon Oeuvre" comme il le dira sur France Info. En Janvier 2004 sort le quatrième album des Boîtes à Chaussures : "J’AI DU TWIST DANS MA TABATIERE, EN VEUX-TU UNE PINCEE?" Cet album destabilise les fans car il s’aventure dans la voie de l’electro Be-Bop (déjà expérimenté par Michel Sardou). Néanmoins il reçoit d’excellentes critiques. Rock’n'folk dit de cet album : "il a le feu sacré des grands disques". Le groupe enchaîne avec une tournée. Leur première date les envoie à la salle des fêtes Jean Lefebvre en mars 2004. Concert que l’on peut retrouver d’ailleurs en DVD ("Fire and Swing in St-Ouen l’Aumone").
Les Boîtes à Chaussures viennent de finir leur tournée, à Londres. Que reserve l’avenir à nos quatres musiciens téméraires? Je crois que nous pouvons le dire sans aucun doute : du SWING!
