_S01E177 : La goutte d’eau

Dans la série « Spry métaphorise sa vie », voici l’histoire de la goutte d’eau.

Au départ, je ne suis qu’une goutte d’eau dans une petite
flaque. Je ne fais pas trop de bruits, pas trop de dégats, rien qu’un
petit mouvement que seuls les petites choses qui m’entourent peuvent
remarquer.

Puis un jour, à force de tomber et retomber au même
endroit, ma petite flaque devient une rivière. Certains commencent à
voir mes ondulations, et commentent l’action : Mouvement répétitif ou
cycle naturel imprévisible.

Ce qui est bien avec les gouttes
d’eau, c’est qu’il n’est pas difficile d’en trouver deux qui se
ressemblent. L’une pouvant apprendre à l’autre, ou apprendre de
l’autre… Et avec deux gouttes d’eau, y’a de quoi faire déborder un vase.

Plusieurs
gouttes qui s’éclatent ensemble, ça devient un océan. Sauf que plus on
est nombreux, plus on se retrouve seul. D’ailleurs, il est rare de voir
une goutte remonter à la surface, elle est juste remplacée par la
suivante.

Mais ça reste beau, une goutte qui tombe dans l’eau.

Mes trois gouttes d’hier (Lisa, Maud et Sassy) sont à l’origine de ce texte…

_S01E176 : Mon homme est un artiste

Lisa et moi, on est comme Yvan et Charlotte, mais dans le sens inverse…

Dans le film d’Yvan Attal, le couple éprouve quelques difficultés à comprendre le métier de madame. Un mélange d’admiration, de doutes, d’incompréhension, qui font que petit à petit, leur histoire se déchire pour mieux recoller les morceaux sur une nouvelle base.

Lisa, je te rassure, je ferais le maximum pour ne pas en arriver là…

_S01E175 : Monde, je te vomis…

Ma pensée va plus vite que la lumière, c’est bien connu…

Envie d’un petit pipi. Direction les toilettes. Pour le moment, ça va, c’est normal.

Juste avant ça, j’étais en train de changer toutes les petites
phrases en anglais dans le design du blog dating, tout en discutant
avec Couz’. Ambiance blog donc…

J’arrive devant la porte des WC, avec mes pensées sous le bras. Et
là, j’sais pas, tout s’est emballé. Je crois que j’ai eu cette vision
de chaque être humain qui rentre dans des toilettes. Si y’a bien une
donnée universelle, c’est celle là : Quand tu vas aux toilettes, tu es
complètement hors du temps.

Dans ce petit lieu, tu fais et tu penses un peu ce que tu veux, mais
tu ne le partages qu’avec toi-même. Dedans, c’est un peu toi la merde,
vu que tu dois te faire le plus discret possible pour ne pas géner tes
voisins… Et je ne parle même pas des milliards de choses qu’en fait,
tu peux faire dedans (amis de la poésie, bonsoir !)… C’est pas
l’extase, c’est vrai, mais c’est qu’il s’en passe des choses, aux
toilettes…

Si on vivait dans un monde où les barrières n’existaient pas, où les
propos ne posaient aucun problème, on pourrait parler des nos petites
expériences humoristiques aux toilettes. Mais comme je l’ai dit tout à
l’heure, on ne partage ça qu’avec soi-même, donc on rigole seul…

Et dire que je n’avais envie que d’un petit pipi pour penser ça…

Aucun commetaire 21 août 2005 / Délirarium

_S01E174 : Face à moi

Pourquoi faut-il que j’écrive sur ce blog chaque jour depuis quelques temps ?

En
ce moment, je me répète chaque jour que la vie est courte, que le
présent est incompréhensible, que ma liberté s’arrête là où commence
celle des autres (merci ma prof de philo) et que je n’ai pas eu
l’impression d’avoir fait quelque chose de grand de ma vie.

Mais
en écrivant tous les jours une petite phrase, une petite pensée, que je
relis quelques jours après, j’ai l’impression d’avoir existé. Je me
laisse des indices pour mieux me comprendre plus tard, c’est le plus
important selon moi aujourd’hui.

Beaucoup de personnes proches
ont pris le temps de me suivre depuis le début de cette aventure, et
j’ai enfin le droit à la parole. Je ne m’impose pas aux autres, c’est
les gens qui veulent savoir qui je suis qui viennent à moi. Ce qui fait
qu’en fait, je suis souvent comme une personne de l’extérieur lorsque
je vois où j’en étais il y a pas si longtemps.

C’est donc très
loin du narcissisme, mais ce n’est pas une thérapie non plus. Ma vie
est complexe, mais j’ai chaque jour la preuve que c’est un peu la même
chose pour tout le monde. Je ne donne pas de leçon, mais je partage mes
expériences pour que chacun puisse se faire son propre jugement.

Mon blog est peut-être plus utile que ce que j’avais prévu à la base, mine de rien…

Aucun commetaire 20 août 2005 / Only me

_S01E173 : Je te pose les questions…

Et oui, après le sondage, voilà le quizz du blog…

20 questions sur la totalité des propos que j’ai tenu depuis octobre
2004, c’est pas si simple. Alors bien sûr, si vous prenez le temps, il
y a un nombre infini de façons de tricher, mais le but n’est pas de
savoir si vous êtes meilleur que d’autres, mais si l’information est
bien passée entre vous et moi…

D’ailleurs, à la fin de ce test, vous pourrez voir les bonnes réponses et un lien est donné pour relire le post en question…

Vous pensez tout savoir sur moi ? Prouvez-le…

Aucun commetaire 19 août 2005 / Spry | Blog

_S01E172 : Le banc

Certains se souviennent de leur première cigarette, d’autres d’une bagarre à l’école. Moi, je me souviens d’un banc.

Je vous l’accorde, il est pourri ce banc. Mais c’est parce que ce n’est pas exactement celui que j’ai en moi, vu qu’ils (l’Etat ? Le FBI ?) l’ont carrément enlevé… Mais celui-ci se trouve juste à côté, donc on peut dire que c’est son petit frère.

Mais qu’a t-il de spécial, ce banc ? Ben c’est le symbole de ma petite vie actuelle. Si aujourd’hui, j’en suis là, à vous parler, c’est parce que j’ai pris plusieurs décisions à cet endroit. J’aurais pû être un autre homme, mais j’ai choisi de prendre un autre chemin, le cul sur du bois pas propre…

C’est donc là que j’ai basculé, et je ne regrette vraiment pas d’en être là où j’en suis aujourd’hui…

Aucun commetaire 19 août 2005 / L'endroit

_S01E171 : La création du moi (7e partie)

Une pensée pour ma petite maman, qui n’est plus là pour voir que je deviens grand.

Tout au long de ma vie, il y a toujours eu une fille ou une femme pour me faire prendre une décision, me faire douter de moi, me rendre heureux, etc. Mon oxygène est féminin.

Ce n’est pas que je n’ai pas confiance dans l’amitié virile et transpirante des mecs entre eux, c’est juste que la communication passe moins bien. Un psy vous dirait que pour un enfant élevé uniquement par sa mère, il n’y a rien de plus normal… Alors écoutons le psy.

Si je tombe, c’est à cause d’elles. Si je me relève, c’est grâce à elles. Je souris, je pleure, je fais mon Julien Clerc (Femmes, je vous aime) parce qu’elles existent.

Aucun commetaire 18 août 2005 / Only me

_S01E170 : En équilibre…

Trop de questions en tête, peu de réponses en clair…

En ce moment, je suis la voie de l’équilibre. Dès que je commence à
avoir le cafard, je me donne un bon petit coup de pied au cul pour
faire en sorte d’aller mieux, mais une fois arrivé au-dessus des
nuages, je me relaisse tomber comme une merde…

Autour de moi, c’est pas mieux : je navigue entre les gens qui vont
bien et ceux qui démoralisent totalement. Comme si tout le monde était
confronté à des remises en questions simultanées.  Le temps de
remonter le moral à l’un que l’autre commence à creuser le sol pour s’y
cacher.

Je ne sais pas quoi faire : y’a des gens que j’aimerais voir mieux
parce qu’ils n’ont rien demandé pour vivre cette situation, et d’autres
que je voudrais avoir près de moi pour m’empêcher de broyer du noir…
En fait, en ce moment, je suis un peu comme le CAC 40 : je monte, je
descends, je me stabilise, et inversement…

Petite pensée pour ceux et celles qui doivent aller mieux…

_S01E169 : Quatrième de couverture…

Chaque
blog respectable se doit d’avoir un passage d’un bouquin. J’aurais
voulu vous parler de « La métamorphose d’Helen Keller », livre que j’ai
lu il y a très longtemps et qui parle de l’enfance d’une jeune fille
sourde, aveugle et muette face à la vie… Mais j’ai plus le bouquin…

Alors aujourd’hui, exercice de style : j’écris une nouvelle. Je laisse venir les mots…

« Une fois de plus, tu ouvres les yeux. Ce qui veut dire que tu n’es
pas mort, ou pas vraiment. Les souvenirs de la veille s’enclenche dans
ta tête et se mélangent au programme de ta journée. Par programme, bien
sûr, il faut comprendre que tu dois trouver un truc à faire pour tenir
jusqu’au soir.

Généralement, tu commences cette phase de réveil par un truc
complètement con et inutile que tu n’as même pas la force de contrôler.
Parfois, tu essayes de compter les secondes en contretemps par rapport
à l’horloge du salon, d’autres fois, tu fais craquer tes doigts de
pieds. Aujourd’hui, tu fixes ton plafond.

Blanc, un peu sale, désespérément vide, ce plafond est le résumé de
ta longue existence. On sait qu’il est là, mais on ne le regarde même
plus. Trop haut pour qu’on puisse l’atteindre facilement, mais trop
proche du parquet de celui d’au-dessus pour qu’on puisse avoir
l’impression qu’on lui marche dessus. C’est clair, ton plafond, c’est
toi.

Dans ton esprit, tu penses que verser une larme maintenant, ça
pourrait le faire. Mais t’as déjà la bouche sèche, alors pourquoi
chercher à créer de l’humidité dans tes yeux ? Et c’est pas la peine de
dire « chienne de vie », tu le dis tellement souvent que ça n’a plus de
sens.

Tu esquisses un mouvement imprécis vers ton portable, sans
lâcher
ton miroir platrée du regard. Tu fais le code PIN rapidement, et tu
attends la sonnerie amicale qui te fera comprendre que quelqu’un s’est
souvenu de toi, par sms ou boite vocale… mais comme souvent, y’a pas
de sonnerie.

Dans ta vie, tu n’as plus de copains, que des amis. Pour
certaines personnes, c’est mieux, pour toi, c’est un enfer. Un copain,
tu peux lui dire ce que tu penses sans te blesser toi-même, parce que
tu gardes tes distances. C’est paradoxale, mais c’est comme ça.

Maintenant, tu bailles. En plus de vivre, tu respires. Pour combien de temps encore ?« 

Toi qui vient de lire ce texte, sache que je te le prête volontiers.
Tu peux l’utiliser à ta façon, je te demande juste de me prévenir avec
un petit commentaire…

_S01E68 : L’affaire du BN

BN

[Ne vous inquiétez pas ! Elle vient de m'appeler... Tout va mieux !]

Depuis longtemps, je vis avec un lourd secret, de ceux qui vous hantent chaque jour de votre vie et qui ne demande qu’à être révélé…

Retour en arrière : Groupe Mederic. Officiellement, c’était mon lieu de travail. Officieusement, c’était un lieu totalement délirant. Pourquoi ? Parce que dans ce grand groupe respectable qui s’occupe d’assurances prévoyance et autres, un petite équipe de grand malade s’est formée.

Quelle idée aussi de réunir dans un aussi petit périmètre autant de fous ? Je ne citerai pas de nom, pour éviter les procès, mais on avait quand même réussi à créer une « Section Jeux et Divertissements – SJD » dans l’enceinte même du boulot…

Donc dans cette ambiance, il est normal que la connerie du siècle soit faite.

Paul (nous le nommerons comme ceci pour ne pas causer de tort à sa famille) était un employé lambda du Groupe M., à la particularité près qu’il avait toujours un sac à dos près de lui. Bien sûr, ce genre de détail ne nous a pas échappé, et tous les délires sont venus de cette image.

Je ne sais plus qui trop a lancé l’idée du « il doit y avoir des BN pour le goûter » (ça doit être moi), mais elle est resté en tête pendant longtemps, jusqu’au jour où on a décidé de passer à l’acte : mettons réelement des BN dans son sac.

Un jour, il arrive, avec son sac à dos, et il part au toilettes. Une mission commando commence. Une personne surveille la porte, l’autre apporte les biscuits, et un dernier place les biscuits dans le sac… et on attend la réaction.

Dans la journée : Rien. Le lendemain : rien. Les autres jours non plus.

Pourtant, on s’est souvent marrer en imaginant sa tête devant les BN, une fois chez lui le soir. Idem quand il nous regardait du genre « j’aimerais bien savoir si c’est vous, mais je n’ose pas ».

Maintenant, j’ose enfin dévoiler la vérité : c’est la SJD qui a fait le coup.

Aucun commetaire 15 août 2005 / Délirarium
2 of 41234