Ce week-end, mon poto de toujours-de-y-a-pas-si-longtemps Fab m'a accueilli dans son humble demeure. On a parlé de tout, de rien, du pourquoi du comment de la chose, de mon style d'ecriture, de mon côté bleu, mon côté jaune, et de jeux vidéos...
Selon lui, je suis un "puriste de la chose" (la chose étant le jeu vidéo, of course). Ce qui veut dire que dès qu'on me titille sur le sujet, je passe en mode "auto-défense" et qu'il n'est plus question de rigoler sur le sujet (j'extrapole un peu Fab, je sais...).
Face à mes réactions et mes contradictions, je me sens un peu comme David dans Six Feet Under : il est gay, l'assume de plus en plus, sauf dans certaines situations qui lui rappellent que ce n'est pas forcement normal aux yeux de tout le monde.
Bref, oui, je prends les jeux vidéos très au sérieux, de la même façon que certaines personnes pensent que le poker est un sport. Mais en même temps, je sais être très léger, et je comprends très bien que les autres personnes ne soient pas aussi "in the trip" que moi... Alors please, arretez de penser que je suis fermé comme une huître pas fraîche quand il s'agit d'une de mes passions (parce que c'est pas la seule en plus)...
Au passage, je me suis fait atomisé le faciès par Fab sur ESPN NBA 2K5 (jeu de basket), et à plusieurs reprises...
Au passage encore, j'ai explosé le faciès de tout le monde sur Bomberman Hardball, et à plusieurs reprises...
Comme quoi, je suis un "puriste modéré qui ne gagne pas tout le temps, mais qui gagne souvent"
Bon. J'ai cru voir que Player s'arrêtait et que l'ami Spry était un tantinet mis en cause dans ce bordel. Normal, il faut bien trouver des boucs-émissaires dans ce cas-là... Ce qui me fait plus chier, c'est que dans son dernier post, il semble vraiment avoir été touché par ces basses accusations.
C'est donc le moment pour moi de dépoussiérer mon compte Canalblog et de me poser le cul un p'tit moment (nécessaire) devant mon écran. J'ai pensé poster ce long laïus en commentaire, mais il n'aurait pas assez de visibilité à mon goût. Ces quelques lignes méritent la place qui leur est dûe.
Même si j'ai été totalement étranger à toute l'histoire (je ne l'ai pas vécue de l'intérieur), j'ai eu l'occasion de pas mal côtoyer le Spry. Ajoutez à ceci quelques expériences professionnelles et personnelles me permettant de discerner un peu "les choses de la vie"... Et je pense pouvoir être en mesure de rétablir deux-trois vérités sur l'ami Spry.
Spry a une vision extrêmement "pure" du domaine vidéoludique. Le jeu vidéo n'est pas qu'un loisir ou un marché juteux. C'est plus compliqué que ça pour lui. Ca ne se limite pas qu'à "jouer". Il suffit de lire cet article sur Animal Crossing pour le comprendre. Et forcément, ça créé un décalage avec le gars de base qui se met devant sa console de base pour jouer basiquement.
Spry a du mal à discuter quand on égratigne cette vision du jeu vidéo. Je l'ai vu notamment aux débuts de GameuZ.net avoir des conversations très houleuses sur des façons d'écrire sur tel ou tel article. Pas vraiment ouvert d'esprit, le Spry. Il est perfectionniste sur ce point-là et il a du mal à s'investir dans un projet s'il ne s'y retrouve pas (comme beaucoup d'entre nous, je pense). Malgré ça, je l'ai toujours vu capable de se remettre en cause. Et ça, c'est une qualité bien trop rare.
Spry est un diamant à l'état brut. Bah oui, Spry n'a pas fait de graaaaandes études, ni de looong cursus universitaire. Spry n'a pas des masses d'expériences dans ce domaine qu'il apprécie tant, pour lequel il est visiblement taillé. Un diamant, ça a besoin d'être poli pour en faire un joli joyau. Et s'il y a bien quelqu'un que j'ai toujours vu à l'écoute, demandeur de conseils, c'est bien Spry.
Spry a de la personnalité, a UNE personnalité, comme tous les grands. Il a tout un univers, bien à lui, qui peut passer pour de la mégalomanie au premier frustré qui passe. Et quand on est aussi bandant qu'une brouette, on peut se dire qu'un type comme lui dans une équipe fait de l'ombre, qu'il veut tirer la couverture à lui. Mais ce n'est pas le cas. Spry a de la personnalité, c'est tout.
Ah oui, j'oubliais. Spry est une tête de lard aussi. Certainement. Mais encore une fois, ça aussi, c'est la marque des grands.
Même si - encore une fois - je n'ai pas vécu les histoires en direct live, et que je ferais donc ptet mieux de fermer ma gueule, même si Spry a certainement dit et fait des conneries qu'il regrette comme une bête aujourd'hui, je peux vous affirmer plusieurs trucs à propos de Spry.
Spry :
est un type altruiste. Et c'est suffisamment rare pour être souligné. Y'a qu'à lire son blog pour comprendre, hein, pas besoin d'aller bien loin.
a une vraie plume, qui certes mérite d'être travaillée encore et toujours,
a su amener un vrai renouveau sur ses news, à des milliards de kilomètres de ce qu'on peut voir d'habitude sur les sites Xbox : des news fades, qui se ressemblent toutes et qu'on lit sans jamais esquisser le moindre sourire (excepté sur XM, mais ça coule de source selon moi)
a l'intelligence de reconnaître ses bourdes,
sait se remettre en question. Et certainement à cause de ce parcours "autodidacte".
a des amis de longue date autour de lui. Et ça, c'est un vrai signe.
est différent. Et pas parce que c'est un beau black avec un piercing à l'arcade (j'suis chauve, moi... si c'est pas une différence ça). Spry est différent de ce qu'on trouve d'hab sur les sites Xbox et ça ne m'étonne guère qu'on le fustige de cette façon. La différence, ça a toujours et ça fera toujours peur.
va certainement pâlir en lisant ce post et regretter de m'avoir filé un accès sur son blog pour que j'y écrive deux conneries et un post sensé (celui-ci)
Pour terminer, je suis à la fois pas content que Player s'arrête, mais comme le malheur des uns fait la joie bondissante des autres, Spry va avoir du temps à consacrer à GameuZ.net. Et là-bas, à mon avis, tu trouveras une équipe à la hauteur de ce que tu es, mon pote.
J'ai longtemps hésité avant de me lancer dans l'écriture de ce post... Non pas que je ne voulais pas, mais les choses étant assez compliquées, je devais d'abord être clair dans ma tête.
Je suis rentré dans l'équipe d'Xbox-Player le 2 septembre 2003. Mes premières news étaient bancales, mais l'équipe était là pour m'apprendre la technique. En mélangeant mes délires et la base redactionnelle, ça a donné une année et demi de folie.
Sauf que voilà, j'ai eu aussi des périodes difficiles, comme tout le monde. Et c'est pas simple de gerer une vie réelle et une vie sur le net. Donc j'ai du disparaitre et réapparaitre, sans que les membres de ma team ne comprennent vraiment ce qui se passait. Faut dire que raconter sa vie à des gens que tu ne connais que sur le net, et que tu considères comme des "collègues de bureau", c'est pas facile.
Mais j'ai toujours fait en sorte d'arranger les choses au mieux : j'ai toujours reconnu mes torts quand j'estimais que ça valait la peine, j'ai priviligié la parole, fais en sorte d'arranger le maximum de monde, etc.
Maintenant, on me traite de star, de mec qui a pris la grosse tête, qui ne pensait qu'à se mettre en valeur, etc. Je sais juste que si c'était vraiment le but que je mettais fixé, j'aurais pu rejoindre une autre team en temps voulu, j'aurais pu faire des news sans mettre les autres en valeur, j'aurais pu...
Donc je me pose la question : pourquoi y'a t-il un aussi gros décalage entre celui que je pense être et celui que les autres voient. Si ça se trouve, ils sont plus proches de la vérité que moi, mais j'ai des très gros doutes.
Bref, maintenant que Xbox-Player ferme ses portes, j'ai un double pincement au coeur : De ne pas avoir fait la totalité des choses que j'avais en tête pour le site (et je ne peux m'en prendre qu'à moi-même), et de me faire lyncher par mes anciens partenaires...
Imaginons qu'une feuille blanche, une page Word ou une interface de blog soit un espace limité.
Imaginons aussi que les mots sont des petites pièces de puzzle (constituées par ailleurs par d'autres petites pièces qu'on appelle lettre).
Imaginons que les virgules, les points d'exclamations, les retours à la ligne soient des ornements pour rendre le tout agréable à l'œil.
On mélange le tout, et vous obtenez mon terrain de jeu.
Quand j'écrivais mes textes de rap, je m'amusais avec la rythmique des mots, la sonorité, le sens. J'ai un peu perdu ça en route, mais ça m'aide quand même beaucoup dans mon rapport avec le texte. Je comprends enfin qu'on puisse qualifier tel ou tel écrivain comme artiste, tant la technique est évidente…
J'm'amuse en ce moment. Merci à ceux et celles qui me soutiennent et jouent avec moi.
Quand : Avril 1987 Son nom : La Sega Master System (SMS, ça ne s'invente pas) Son histoire : C'était mon anniversaire, et môman m'offre ma première console. En replaçant la chose dans son époque, on ne peut pas dire que j'étais le garçon le plus heureux du monde... En effet, à cette époque, une console de jeu, ce n'était pas encore l'objet ultime. Surtout que moi, ce que je voulais, c'était un chevalier du zodiaque, le Bélier de préference...
Quand : Avril 2005 Son nom : La PlayStation Portable (PSP, ça s'invente) Son histoire : Après avoir découvert ma passion au fil du temps, en jurant par tous les dieux que je n'acheterais jamais certaines consoles (que j'ai eu quand même), on m'offre pour mon anniversaire la console portable la plus performante du marché (ce qui ne veut pas dire qu'elle procure le plus de plaisir). Depuis, j'ai oublié les chevaliers du zodiaque.
En gradissant, j'ai donc adopté beaucoup de passions : la musique, le cinéma, le smangas, mais celle qui est là depuis la nuit des temps, c'est celle des jeux vidéos. J'suis un gamer, je suis fier de l'être, et je ne pense pas changé dans les années à venir.
Un jour, j'ai dit à ma môman que je l'aimais… parce qu'elle m'avait donné dix francs…
...ou alors pour qu'elle me les donne. C'est fou comment on peut être fourbe quand on est jeune et con. Et le pire, c'est que c'est le seul souvenir que j'ai où je lui dit "je t'aime"…
C'est bizarre, plus je vieillis, plus je me demande comment était ma mère jeune. Malheureusement, je n'ai qu'en fait que des souvenirs et des brides d'informations. Peut-être que je n'ai jamais eu le courage et/ou la force d'aller chercher plus loin.
En tout cas, je sais ce qu'elle m'a laissé en héritage : la compréhension féminine, l'amitié, l'amour…
Ce qui est chiant avec les gens qui comme moi, ne peuvent s'empêcher de plaisanter sur tout et n'importe quoi, même leur propre mort, c'est qu'on ne peut pas interdire aux autres de nous dire que forcement, ça cache une grande souffrance derrière, et de préférence familiale...
Et alors ??? On fait ce qu'on veut, caca d'hippocampe !!! Si on a envie de déconner tout le temps, ben ça nous regarde... Si on a pas envie de regarder la vérité en face, de ne pas chercher à s'auto-analyser, c'est notre vie !
Voilà, j'espère que toutes les personnes qui sont comme moi pousseront un jour cette même gueulante...
Au fait, ce week-end, je pars à Center Parc...
Au fait encore, je participe au jeu Bloft Story...
Je devais avoir 5 ou 6 ans, et j'admirais mon grand frère. Il avait des cassettes audio remplies de Funk, et il dansait comme personne (D'ailleurs, je m'amuse à l'imiter quelques fois, avec la technique du "je tourne sur moi-même en mettant mes mains sur mes hanches pour tenir ma veste vert pomme").
Un jour, un concours de danse est organisé. Mon frère insiste pour que j'y participe, et j'ai peur. Dans mes souvenirs, je me souviens d'un mec qui me pose des questions comme Jacques Martin, puis je "danse" (parce que bouger n'importe comment, c'est pas vraiment de la danse), et je gagne un skateboard en bois. Putain que je suis content... J'espère surtout que mon frère n'a pas honte de moi...
Ambiance nostalgie...
Je dois maintenant avoir 8 ou 9 ans, et mes cousines s'occupent de ma formation scénique. Je me rappelle avoir appris quelques chorégraphies de Madonna avec l'une, puis être allé au cours de danse d'une autre. J'étais timide au départ, mais à fond après 10 minutes...
Ambiance nostalgie...
J'ai désormais 18 ans, ma vie est un chaos que je ne m'avoue pas. Un pote me dit que son frère cherche des personnes pour son cours de danse hip-hop, je me laisse tenter. Je croyais que j'allais faire du break, et encore heureux, ce ne fut pas le cas... Je rencontre des personnes formidables, j'apprends des pas de danse, j'm'amuse bien, et je me sens bien... Comme si mon frère avait découvert que ça dormait en moi.
Maintenant...
J'ai un peu mis de côté mon groupe de danse, mais je bouge encore mes cellules quand j'écoute mon iPote pour aller au boulot ou autres... Je sais qu'il y a des gens qui dansent mieux que moi, mais y'en aussi qui dansent pas du tout. Moi, je me fais plaisir, et c'est peut-être ça l'important...
Au risque de surprendre une grande partie de l'assemblée, je ne suis pas très famille. Je ne sais pas pourquoi, y'a des explications que j'ai en tête, mais est-ce vraiment les bonnes ? Faudrait que j'aille voir un psy pour ça...
Pourtant, ils ont toujours été là pour moi, même quand je les ai rejeté. J'en souffre beaucoup, mais c'est pas pour autant que j'arrange les choses. Bref, je suis vraiment pas doué pour ça.
Alors quand Galak (pseudo d'une de mes cousines) est venue sur ce blog, j'étais content de voir que malgré toutes les conneries que j'ai pu faire, malgré tous les mots durs que j'ai eu, ben y'avait encore quelqu'un qui trouvait quelque chose de bien chez moi... Et c'est exactement la chose qu'il me faut : que ma famille se rende compte que je suis quelqu'un de bien au fond.
Par contre, il y a une chose que je voudrais régler avec toi, Galak... Tu trouves ça bien que j'arrive à enchainer les posts sur mon blog alors que tu n'arrives pas à écrire plus de deux pages d'un journal intime, mais j'ai dans mes nombreux souvenirs que lorsqu'on était jeunes, tu avais écrit une histoire dans un cahier de brouillon.
Cette histoire parlait des gens de ta classe, avec une intrigue digne d'un mélange entre le roman et Hartley Coeur à Vif (mes souvenirs sont bizarres, je te l'accorde). Tu me l'as lu, et moi, j'étais fier de toi. D'ailleurs, je t'ai souvent admiré, dans l'écriture, le basket, ta vie, etc.
Donc aujourd'hui, y'a un peu de toi en moi... Un peu de tout le monde en fait.
Ce matin, j'ai été victime d'un attentat... laitier ! Un bon bol de lait chauffé par de petites micro-ondes qui s'attaque sauvagement à mes jambes = cri de douleur à la Paris Hilton...
27 secondes plus tard, ma moitié se réveille et me dit : "Ben bébé (ouais, c'est bon, no comment), qu'est-ce qui t'arrive ?" Rien, rien, je me suis renversé du lait sur moi, un peu chaud d'ailleurs... "Ah ! J'ai eu peur...". Ok !
Après nettoyage de ma brulure au "presque" premier degré, direction le boulot, avec cette vague idée que ma journée va être pourrie...